Retour d’expérience du projet 4L Trophy

Les 20 ans du 4L Trophy c’est fini, les équipes sont rentrées chez elles fatiguées, mais grandies. Bonne ambiance, solidarité, ensablement, 4L magiques… Ils ont vécu de tellement belles aventures qu’ils fallait nous le raconter dans un court interview.

 

Elsa pour les Ostéo-Mécanos

Le raid 4L Trophy c’est 6000kms dans le désert marocain. Vous en gardez un bon souvenir ?

C’était Gé-nial ! Il y avait une bonne ambiance entre les équipages et au sein des équipages. Victor et moi ne nous sommes pas pris la tête une seule fois. En plus nous n’avons rencontré aucun problème technique majeur.

Pour résumer, on était dans un groupe avec quatre autres voitures dont nous connaissions les équipages. Nous avons donc fait la course tous ensemble. Le problème c’est que ça nous a ralenti car eux on subit énormément de soucis techniques. Personnellement, notre 4L n’a eu absolument aucun problème sur la route. On en garde alors que des bons souvenirs !

Comment va votre 4L aujourd’hui ?

Eh bien, c’est étonnant mais elle va mieux aujourd’hui qu’au début de la course ! Avec la chaleur les pneus ont gagné en pression et tous les petits soucis que l’on a pu avoir ce sont réparés comme par magie. La seule chose est que quand nous avons du prendre le bateau pour repartir nous avons pris le parti de rouler doucement pour ne pas faire surchauffer la voiture plus que nécessaire et ne pas devoir la laisser sur le bord de la route.

Le seul gros souci rencontré avec la 4L a eu lieu avant la course, avant même de rejoindre le village départ de Biarritz. Quand nous étions en route un chevreuil s’est jeté contre la voiture. Ça a abîmé l’aile droite de la voiture, alors pour éviter que l’aile ne découpe le pneu pendant la course nous l’avons replié vers l’intérieur.

4L Trophy - raid étudiant - partenariat - VIRAGE Group - Ostéo-Mécanos

On imagine que c’est une courses aux multiples rebondissements. Racontez-nous quelles ont été vos péripéties ?

Oui, on a eu quelques petites choses assez drôles pendant la course. En fait pour gagner des points il faut gagner des kilomètres, le souci est qu’un jour à cause de ça on s’est ensablé et nous nous sommes dangereusement rapproché des frontières algériennes. Le patron de la course est alors venu lui-même en hélicoptère pour nous rappeler les consignes et nous informer qu’une fois la frontière passée, nous ne serions plus sous la protection de la course. Malgré ça nous n’avons subi aucune pénalité et avons parcouru environ 6300kms.

Pour les prochaines fois, nous avons aussi retenu qu’il faut arriver tôt au bivouac car la nuit tombe très vite et qu’il y a beaucoup de choses à faire avant (réparation de la voiture, installation du campement, récupération du carburant, se doucher, etc). Tout se passe très vite, tu n’as absolument aucun moment pour toi.

Quelque chose aussi qui nous a étonné au début, mais que tu comprends très vite : l’association Enfants du Désert et les organisateurs de la course demande aux équipages de ne pas faire de dons directement aux enfants (sauf si c’est un petit peu de nourriture). En fait ils nous ont expliqué que le risque était qu’ils se fassent voler (parfois violemment) par les plus grands les jeux ou vêtements que l’on pouvait leurs donner. L’association a pour mode opératoire de récupérer tous les dons et de les distribuer ensuite au fur et à mesure des besoins aux écoles et aux enfants.

 

Antoine pour les Bird’s Men

Le raid 4L Trophy c’est 6000kms dans le désert marocain. Vous en gardez un bon souvenir ?

On garde un super souvenir de la course, c’est une énorme aventure qui nous a fait vibrer. L’ambiance était au top, entre les équipages, au sein des équipages et aussi avec l’équipe encadrante de la course. Nous étions juste tous les deux avec Bastien, à l’inverse des Ostéo-Mécanos qui étaient accompagné par plusieurs camarades de classes. L’année prochaine je penses recommencer la course avec un ami qui n’a pas pu la faire cette année. Nous sommes déjà en train d’organiser cela.

Comment va votre 4L aujourd’hui ?

Elle va très très bien, nous n’avons eu absolument aucun problème technique, nous n’avons jamais été obligé de nous arrêter pour changer des pièces. Le seul problème qui nous a fait un peu peur c’est que nous nous sommes retrouvé ensablé dans un trou et là on a vraiment eu peur, ça risquait de nous coûter pas mal de pénalités. Mais finalement plus de peur que de mal, tout va bien

En plus avec la chaleur elle a gagné en pression au niveau des pneus, mais elle a quand même eu très chaud pendant la course, donc maintenant on en prends soin, on s’occupe d’elle comme d’une vieille dame.

Les 4L Trophy c’est une aventure de laquelle on ressort grandit paraît-il. Vous êtes d’accord ?

Oui, tout à fait. On apprend beaucoup pendant le 4L. Et on vit des aventure tous les jours. Par exemple pour gagner des kilomètres on a fait pas mal de hors-piste, ce qui était cool, mais aussi plus risqué si la voiture était endommagée. Les organisateurs auraient été obligé de nous mettre des pénalités pour nous avoir aidé.

Et pour l’année prochaine j’ai retenu la leçon. Il nous faudra : des plus gros pneus et un compteur qui fonctionne mieux !

 

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